Marie-Andrée Boivin, « Femmes sourdes, dites-moi… »

« J’ai réalisé le documentaire « Femmes sourdes dites-moi » par passion et par besoin. Besoin qu’on parle des femmes sourdes, qu’on leur donne la parole. Besoin aussi qu’on rende les informations accessibles pour les sourd.e.s dans leur langue, et qu’on fasse de la sensibilisation pour les personnes entendantes pour que la vie des personnes sourdes devienne plus facile.
Les femmes que j’ai filmées étaient vraiment fières d’avoir participé. Elles sont contentes de pouvoir partager leur histoire. Avoir un film accessible à tous les publics leur permettait de raconter leur histoire à leur entourage. »
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La vidéo, un medium féministe ? Suite de l’entretien avec le Groupe Intervention Vidéo

« La vidéo quand c’est sorti, comme c’était plus accessible que le film, une autre population pouvait y avoir accès, c’est devenu un outil politique. Ça permettait de s’exprimer, de changer les choses avec un outil plus facile à manipuler, plus accessible. Les femmes se sont emparées de la vidéo parce que le cinéma était pour les hommes. La vidéo est devenue un outil qu’elles pouvaient exploiter pleinement, et faire ce qu’elles voulaient avec. C’était un autre rapport à l’objet qui faisait que c’était un outil politique. »