Portraits de Géantes

Les Géantes, ce sont toutes les femmes qui essayent de faire bouger les lignes. Les femmes que je rencontre sont créatrices, réalisatrices, entrepreneuses, chercheuses, militantes, pionnières. Leurs engagements prennent différentes formes, différents chemins, mais elles partagent toutes le désir de faire avancer les femmes.

Noémie Albert : « la sphère privée peut devenir rapidement collective »

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"À 15-16 ans j’aimais dire « je suis féministe », mais je pense que je ne comprenais pas vraiment ce que ça voulait dire concrètement, comme femme. Je ne militais pas pour moi, pour mon entourage, ou la femme québécoise de manière générale. J’avais vraiment l’impression qu’on était égales. Et puis c’est en vieillissant que je me suis rendue compte que c’est partout autour de nous."

Le Groupe Intervention Vidéo, un centre montréalais d’artistes qui diffuse les créations de femmes

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"Des femmes viennent vers nous et nous disent « j’ai un film et je ne sais pas quoi faire avec, je ne sais pas comment ni où l’envoyer » et on s’occupe de ça. C’est ce qui est le plus facile pour nous et qui répond aux attentes des artistes. Tout le monde se débrouille plutôt bien de nos jours, les gens sont hyper débrouillards, donc ils arrivent avec les choses faites. Et pour ça il n’y a pas vraiment de critères, il faut simplement que ce soient des vidéos faites par des femmes."

Élaine Grisé, militante engagée et engageante pour l'abolition de la prostitution

"J’ai toujours été abolitionniste, même quand j’étais adolescente. La prostitution est pour moi le symbole ultime de l’exploitation des femmes, de l’objectivation des femmes. Il n’y a pas de meilleur exemple pour démontrer jusqu’à quel point les hommes se servent des femmes. Payer pour exploiter sexuellement des femmes."

Marie-Andrée Gauthier : « avoir un quotidien le plus féministe possible, c’est vers ça que je veux tendre »

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"Je suis féministe de manière active, depuis 2008. Je sais la date parce que c’était le premier rassemblement de jeunes féministes au Québec. C’est un mouvement pancanadien qui se réunissait à Montréal, qui s’appelait « Toujours RebElles », c’étaient des féministes de partout au Canada qui se réunissaient là. C’était gros comme événement, c’était vraiment impressionnant. Il y a eu 500 jeunes féministes de tout le Canada, de 18-35 à Montréal. Que des femmes. De l’est à l’ouest. C’est là que j’ai commencé à tout apprendre. Ça a allumé la flamme."